Classé dans : Humeurs
Quand nous nous sommes installés ici,voilà plus de 20 ans, nous aspirions au calme et à la tranquillité pour regarder pousser nos enfants en toute sérénité et notre projet était de réintégrer la ville par commodité quand ils seraient en age d’en profiter . Maintenant ils sont grands, 18 et 20 ans , ils ont presque quitté la maison pas nous . Nos rejetons nous ont reproché de les avoir privé d’autonomie. Ils n’ont pas tort, nous n’avons pas tenu notre promesse de raison et leur avons imposé notre vision du confort de vie, même si en contre partie,nous avons payé de notre personne et continuons encore, en les véhiculant sur demande et sans rechigner,histoire de compenser. Le problème est que plus j’avance dans le temps et moins j’imagine un retour en ville, quitter ma maison, les grands espaces, le calme et ma tranquillité d’esprit, pour une foule grouillante et agitée, des odeurs de pots d’échappement, des espaces réduits et confinés. Claustrophobe…agoraphobe, hallucinée…vivre au rythme de la ville est devenue une douleur, une corvée . Et ce ne sont pas les grandes bouffées de ce printemps arrivé dernièrement,qui risquent de me faire changer d’avis . Depuis deux jours, depuis que l’hiver s’en est subitement allé,fenêtres grandes ouvertes, je vis au rythme d’un air pur et frais, d’une luminosité sans écran de fumée, dans un concert de chants d’oiseaux qui saluent à leur façon le retour des beaux jours. Je me rapprocherez du soleil si j’en avais les moyens, la garrigue,les champs de lavandes,les cigales… dans un nouveau projet de vie .
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