Le dernier cri …
8 juin, 2012, 9:37
Classé dans : Humeurs

 

Quand le bruit m’est parvenu, ce bruit qui courait qu’il n’était plus, je n’y ai d’abord pas cru . Incrédule à imaginer que l’on puisse passer à l’acte, décider par soi-même de tout arrêter.

 

Faut-il …comment dire être, épuisé…usé…, pour en arriver à cette extrémité. Faire fi, des vivants qui nous entourent , qui nous aiment, que nous aimons, qui sont attachés à nous, à nos paroles, à l’espoir que nous véhiculons ; oublier les discours, le parcourt, le sens donné à son existence …

Ouvrir une béance…créer le suspend… et s’en aller dans un dernier cri …en silence .

 

Le mois dernier tu animais une conférence sur le thème de « l’entourage face au suicide »…j’aimerais bien savoir ce que tu avais à dire sur le sujet…

 

J’aimerais bien aussi que tu ais trouvé cette paix qui certainement te manquait…

 

Tristesse…émotion…et mes meilleurs pensées à l’intention de ta famille, tes amis, tes patients.



2 commentaires
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  1. l'échappée belle

    Merci infiniment pour cette note.

    Merci pour vos mots, votre façon d’exprimer l’émotion et les pensées qui nous étreignent à cette triste nouvelle.

    J’espère de tout mon cœur qu’il a trouvé ce qu’il cherchait : la paix. Des pensées pour lui, et d’autres pour ses proches.

    (Pour me présenter et justifier ma digression personnelle suivante:
    Je ne suis qu’une patiente, lectrice de certains blogs de psys, dans lesquels je cherche des réponses, de l’inspiration, un dépassement de soi…
    Je « comprends » le but de son geste. Moi-même, j’ai essayé à plusieurs reprises. Et je « comprends » aussi la douleur et le sentiment de gâchis que cela engendre pour ceux qui restent. Moi-même, j’ai perdu deux proches de cette manière.
    Et là est tout le paradoxe : j’ai beau voir « pour les autres » le gâchis incommensurable, et toutes les alternatives qui pouvaient se mettre en place pour les aider dans leur souffrance…
    Il n’empêche que « pour soi » (pour moi), la paix n’apparait possible que de cette manière. Bref. Fin de la parenthèse perso)

    Être psy ne protège donc pas de la détresse et du désespoir. Les psys souffrent aussi. Ce n’est pas surprenant. Ce qui est douloureux, c’est de se dire : il n’y avait donc pas de solution pour lui?
    Comment est-ce possible, lui si au courant de tout cela???

    Je me sens très triste. Abasourdie. Encore une fois, toutes mes pensées à ceux qui le connaissaient « en vrai ».

  2. pume

    Bonjour et merci à vous pour ce touchant commentaire
    Je ne peux que répondre de mon point de vue à la question que vous vous posez …Oui, les psys sont des êtres humains qui peuvent connaître la souffrance et ce n’est pas parce qu’ils ont la capacité et les moyens d’aider les autres qu’ils sont les mieux placés pour trouver les solutions pour eux-mêmes. S’il en était ainsi du fonctionnement humain, il n’y aurait plus besoin de psys, n’est ce pas ? …
    Amicalement .

    Dernière publication sur  : Bonjour,



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