Formule d’amitié …
31 mars, 2010, 12:55
Classé dans : Humeurs

J’ai reçu hier le coup de fil d’un ami qui m’a annoncé  le décès de son père,nous avons eu un échange de banalités qui depuis me donne des regrets . Il est célibataire et j’imagine comme il doit se sentir seul et mal, propulsé par les circonstances au rôle de chef de famille malgré la douleur  . j’ai éprouvé ce sentiment de succession à la perte de ma mère .  J’ai éprouvé ce sentiment de solitude malgré la présence de ma famille . Mon père a souhaité vivre son immense chagrin dans la plus stricte intimité,nous privant du soutien de tous ceux qui auraient aimé nous manifester un peu de chaleur en ces moments ou quelque soit la saison , il fait froid . j’ai le souvenir de m’être enfermée dans ce silence et ce froid,au point de n’avoir même pas pu être là pour mes propres enfants et de n’avoir permis à personne de l’être pour moi .  Presque personne de prévenus et de mon coté  aucuns amis, certains n’ont toujours pas compris… nous l’avons conduit en terre à une poignée de très proches,dans le respect du désir de mon père, dont je ne suis pas sure qu’il ait été celui de ma mère, mais comme nous n’en avions jamais parlé … Depuis que j’ai raccroché ce téléphone , je me demande ce qui m’aurait fait du bien et ce que j’avais à donner. Etre là certainement à ses cotés, ou lui faire savoir  que je le suis  par la pensée de toute la force de mon amitié  … Voila , je viens de lui envoyer un petit mot .



Petit coup de nerfs d’un dimanche matin …
28 mars, 2010, 13:24
Classé dans : Humeurs

Un petit coup de nerf ce matin,en parcourant « Psychologie Magazine » au petit dèj’, ni une ni deux , une journée qui commence bien et une copine potentielle en moins avec la rédactrice en chef du magazine qui va lire ça demain :

Ben tiens !…vous êtes payés pour faire de la pub à la spp, dans vos articles ? 

«Vous pouvez vous renseigner auprès de la Société Psychanalytique de Paris . Je crois que ce qui est important,c’est que vous vous sentiez à l’aise avec la personne que vous choisissez,que celle ci ne soit ni trop directive,ni trop intrusive . L’analyse c’est un espace de liberté .( ! …) sic R.Neuburger dans la rubrique «La première séance»  du numéro d’Avril 2010.                    

Dans un contexte ou l’existence même de la psychanalyse est en danger,je trouve méprisables les guerres de clocher avec pour seul objectif sauver sa peau .

Et même si la spp est l’Institution qui a le moins à redouter des conséquences de l’absurde décret qui nous pend au nez,quelles que soient vos convictions,je trouve malhonnête,maladroit,prématuré, d’anticiper ainsi l’exécution officielle dune mort annoncée et d’ajouter à la confusion d’un public désorienté,mal informé, en lui faisant croire que la psychanalyse et les qualités de ses professionnels se réduisent à une seule école de pensée .

Bien à vous

Des écoles et des Sociétés de Psychanalyse , il en existe des dizaines qui font preuve de l’évolution et de la dynamique de la Psychanalyse de son origine  à maintenant . Je n’arrive pas à concevoir que Freud, lui même ait pu  envisager que sa découverte soit une finalité . On enferme pas une matière vivante . La Chasse aux sorcières  sous forme de lutte contre les dérives sectaires, est un prétexte fallacieux , pour mettre un terme à la guerre grégaire mené par les adeptes des Dieux entre eux. Freud, Lacan, Jung  en attendaient -il autant que le sacrifice de  l’avenir de la psychanalyse à l’autel des  multiples  courants  qui  font justement la richesse d’aujourd’hui du concept ! Je ne voudrais pas être alarmiste mais je ne crois pas qu’une réduction de liberté apporte la sécurité d’un monde meilleur . Les  gourous,charlatans  et autres  mals intentionnés, sont infiltrés partout et surtout dans les  rangs des grands, ceux dont  l’impunité réside dans la puissance des réseaux qui les protègent. Réduire la légalité à leur seule existence n’est il pas au contraire de protéger de l’infraction sectaire leur faire un pont d’or vers de biens pires déviances ?

 

 

 

 

 




La tête ailleurs…
26 mars, 2010, 15:04
Classé dans : Humeurs

Je prends conscience que j’ai déconnecté de certaines réalités .Je n’accorde plus la même attention aux personnes qui me sont proches,je le regrette mais j’ai du mal à être attentive quand elles me parlent de leur vie professionnelle ou personnelle . J’écoute les récits de leur problèmes d’une oreille,parce que trop envahie par les miens .Toutes ces pensées parasites qui ne me semblent avoir d’existence que pour moi-même .Les amis décrochent . Dernièrement une me parlait d’enfermement et d’isolement . Je crois qu’elle a raison,je procède ainsi quand je perds le contrôle des évènements,je me construis un cocon et m’y enferme,en l’attente de jours meilleurs ou d’un désir de changements . Je suis là physiquement mais loin en même temps. Les autres aussi sont là et loin, les autres qui,c’est bien normal,continuent leur chemin . C’est moi qui suis débarquée et ils n’y peuvent rien. Pas facile d’admettre que les autres n’ont pas de solution à vous proposer,que ces solutions il va falloir les trouver soi-même . Ça passe ou ça casse . Mais quoi de plus insupportable dans ces moments là que d’avoir à gérer les maladresses de la bonne volonté . Tous ces mots et ces attitudes qui blessent alors qu’ils ont pour but de vous aider. Je crois qu’il est là le choix de l’orientation de replis,dans un réflexe de protection . Aussi douloureux soit-il de l’admettre,dans ce cas là, les proches ne sont pas le soutien dont on a besoin. Pour être efficace,ce soutien je le sais d’expérience devra être neutre d’engagement personnel, jusqu’à ce que j’ai fait le tour de ce qui ne tourne pas rond . Et ne croyez pas qu’il soit plus facile pour un psy que pour quelqu’un d’autre de se ranger à la raison et de décrocher son téléphone pour prendre Rv avec … un psy.



Du rouge au vert …
17 mars, 2010, 14:48
Classé dans : Humeurs

lavandesetmas.jpg

 

Quand nous nous sommes installés ici,voilà plus de 20 ans, nous aspirions au calme et à la tranquillité pour regarder pousser nos enfants en toute sérénité et notre projet était de réintégrer la ville par commodité quand ils seraient en age d’en profiter . Maintenant ils sont grands, 18 et 20 ans , ils ont presque quitté la maison pas nous . Nos rejetons nous ont reproché de les avoir privé d’autonomie. Ils n’ont pas tort, nous n’avons pas tenu notre promesse de raison et leur avons imposé notre vision du confort de vie, même si en contre partie,nous avons payé de notre personne et continuons encore, en les véhiculant sur demande et sans rechigner,histoire de compenser. Le problème est que plus j’avance dans le temps et moins j’imagine un retour en ville, quitter ma maison, les grands espaces, le calme et ma tranquillité d’esprit, pour une foule grouillante et agitée, des odeurs de pots d’échappement, des espaces réduits et confinés. Claustrophobe…agoraphobe, hallucinée…vivre au rythme de la ville est devenue une douleur, une corvée . Et ce ne sont pas les grandes bouffées de ce printemps arrivé dernièrement,qui risquent de me faire changer d’avis . Depuis deux jours, depuis que l’hiver s’en est subitement allé,fenêtres grandes ouvertes, je vis au rythme d’un air pur et frais, d’une luminosité sans écran de fumée, dans un concert de chants d’oiseaux qui saluent à leur façon le retour des beaux jours. Je me rapprocherez du soleil si j’en avais les moyens, la garrigue,les champs de lavandes,les cigales… dans un nouveau projet de vie .



Un divan au milieu des champs…
12 mars, 2010, 17:52
Classé dans : Humeurs

Voilà tout juste un an, que j’ai installé mon divan au milieu de champs,enfin s’entend,que j’ai choisi la campagne pour exercer mon activité de psychanalyste en cabinet,dans une bâtisse ancienne de 3 siècles plantée en haut d’une colline …au milieu des prés et des champs . Un drôle de choix en réalité,voué à l’échec pour beaucoup,qui en a surpris plus d’un et fait sourire les autres. Avec le recul,je me trouve plein de mauvaises raisons d’avoir fait ce choix , avec pour principale,le complexe de l’autodidacte . Je ne suis pas issue de la pépinière socio-médicale d’où éclosent la plupart des psychanalystes en titre . Je ne suis issue d’aucune véritable pépinière,réfractaire à toute école ou forme de pensée fermée . J’ai tiré de l’émotion d’une incroyable analyse personnelle,la substance première de cette boulimie d’apprendre,des années de lectures,recherches et réflexion hors des sentiers battus accompagné du désir de mettre à profit dans l’exercice de la psychanalyste la somme des acquis … et ce,finalisé par un coup de pied au c… ,si je peux me permettre l’expression pour décrire ce que fut pour moi cette ultime étape de la passe lacanienne,administrée par celle qui m’a conduit au terme de ma formation, à franchir le pas . Sans sa conviction,je ne sais pas pas si je me serais autorisée un jour à me reconnaître la compétence. Je me sentais prête,j’avais besoin que l’on me confirme que je l’étais . De cette aberration,je m’explique mieux ce qui a suivi,cette décision de m’installer à l’écart,à l’abri des jugements .

 

 


1...678910

watermelon94 |
Au fil des maux |
Loulou/Cosmopolitains &... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | mademoisellelemaire
| ornellajetaime
| Moi et la Nutrithérapie ou ...