Aujourd’hui 16 juin
16 juin, 2011, 11:34
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Le plus dur me disait hier une amie malade d’un cancer, ce n’est pas le traitement, ni la maladie, c’est la gestion de l’inquiétude et de la sollicitude de l’entourage, qui vous  rappelle que vous êtes malade, alors que vous ne vous sentez pas plus mal, ni différente qu’avant le diagnostique et que vous n’aspirez qu’à une chose, c’est continuer à vivre normalement entre les visites à l’hôpital. J’ai entendu ce discours de la bouche de ma mère durant les 20 années pendant lesquelles elle a supporté la maladie et surtout le poids de l’inquiétude de mon père . J’étais jeune et sans expérience de la vie, elle était le pilier de mon existence et a continué à l’être jusqu’au bout de sa vie et même au-delà . Nous ne parlions jamais de la maladie et avons passé des heures au téléphone à papoter, échanger comme si de rien n’était  et à nous moquer du comportement  sur-protecteur de mon père qu’elle s’employait à déjouer comme une ado rebelle . Mon inquiétude à moi , j’avais choisi de la faire taire en commençant par l’enfermer dans un carcan de déni, une volonté de bien faire et de continuer à vivre même à moitié . Ignorer ses peurs , les retenir, les faire taire , les déplacer, les reporter, jusqu’à ce que qu’on ne sache plus quoi en faire et qu’elle finissent par nous rattraper …  C’est moi qui ai eu besoin d’un soutien extérieur d’un lieu ou poser,trier et ordonner mes pensées . Je n’ai pas le sentiment d’avoir feint, mais plutôt d’avoir atteint le plus près de ce que je ressentais, d’être vraie  . Tantôt  vide, grouillante de vie, ou remplie de colère, de cette colère qu’il m’est arrivé de lui exprimer comme autant d’amour écorché . La vie ne nous a pas fait de cadeau, mais je crois que nous avons su la traiter comme elle le mérite avec frivolité, à grand renfort de pieds de nez à la dureté de la réalité . Et j’ai le sentiment que nous avons bien fait . Aujourd’hui nous sommes le 16 juin encore tout près .



Quand la raison nous ment, elle le fait pour nous cacher la vérité …
10 juin, 2011, 14:42
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Quelle souffrance ce poids que l’on ne peut pas contrôler ! ma fille qui a des problèmes de sur-poids est en souffrance en ce moment, pour une raison que j’ignore, voilà que son poids est devenu un énorme problème et qu’elle s’est mise en tête de perdre en un mois, les 15 kilos qu’elle estime avoir en trop. Du coup elle fait n’importe quoi, elle a commencé par ne plus prendre qu’un repas par jour  pour ne perdre « que » deux kilos en 15 jours  et les reprendre en un mac’do et maintenant elle se méfie de ce qu’elle ingère : manger lui donne des nausées et la culpabilise à chaque bouchée . Huit jours à ce « régime » pas un gramme de perdu … Bilan de ces trois semaines :  NEANT , beaucoup de colère, de frustration , de souffrance et  la constatation suivante : organisme et mental vont de pair , si l’un ne marche pas avec l’autre, l’un et l’autre sont en guerre .

Pourquoi prend-on du poids? pourquoi veut-on en perdre? le moyen employé est il le bon ?  

Pour ma fille voilà ce que je peux en dire : Sa prise de poids est due au stress, la raison invoquée pour perdre du poids est que son corps n’en peut plus (et la tête , elle  en dit quoi ? …) du coup elle  répond à cette demande en le punissant et le martyrisant … bref en le stressant …

Quand la raison nous ment, elle le fait pour nous cacher la vérité, cette vérité que l’on ne veut pas toujours connaitre quoi qu’on en dise . On en revient toujours au même !…



Un et deux divans …
9 juin, 2011, 15:29
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Ni plus tôt , ni plus tard, maintenant est le bon moment . Le bon moment pour voir plus loin plus grand, m’enquérir d’un autre divan et m’installer plus loin que les champs : en Ville . Une belle occasion née d’une simple conversation, l’opportunité que j’osais à peine espérer, partager un cabinet avec pignon sur rue dans de très bonnes conditions . Je n’abandonne pas pour autant mon cabinet à la campagne, sans lequel j’aurais du mal à envisager un démarrage ailleurs, ni cette belle patientèle rurale avec laquelle il faut bien le reconnaître je n’use pas mon divan mais au contact de laquelle j’ai appris l’intensité du court et parfois de l’instant, appris également qu’il n’est pas forcément besoin de faire long pour donner un sens à sa vie et que le simple fait de dénouer une situation suffit à retrouver sa ligne d’ horizon… A la campagne, on est habitué à gérer l’imprévu et à composer avec les éléments . A la campagne on a appris à ne pas résister aux bourrasques de vents , a semer travailler dur, perdre le fruit de son travail en une averse de grêlons et repartir de l’avant . Ici, dans ma campagne quand quelqu’un  franchit le seuil de mon cabinet de psy, il vient pour rassembler ses forces amoindries ou dispersées et restaurer son âme de guerrier , ceci fait, il reprend sa route sans se retourner …et coté ville  ça se passe comment  ?



Gènes, gêne, j’haine …
30 mai, 2011, 16:22
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Quand les ¾ du temps passé sur le divan sont consacrés à se réconcilier avec l’héritage légué par ses parents, bien obligé d’admettre le rôle qui leur revient dans ce que nous sommes ou devenons à leur égard . Ils ne sont pas seulement des « gènes », ils peuvent être également… « gêne » ou « j’haine » … La relation des parents avec leurs enfants adultes se construit dès la petite enfance et nous le savons maintenant, avant même la naissance, dans cet équilibre entre la place dont ils ont besoin et celle que nous leur donnons . Il a été dit que tout se « jouait » avant trois ans, il ne faut pas non plus radicaliser, s’il n’est jamais trop tôt pour donner le bon ton, il n’est jamais trop tard non plus pour en changer . Je ne connais pas de « bons » parents qui n’aient pas commis d’erreur d’amour ou d’éducation à l’égard de leurs enfants . Ces enfants arrivés au mauvais moment , trop tôt, trop tard, dans la confusion ou encore pour de mauvaises raisons en enfants pansements pour soigner ou guérir nos douleurs. Je ne connais que des parents qui admettent qu’ils ont pu se tromper, passer à coté, ne pas avoir été à la hauteur et souhaitent  rattraper leurs erreurs et ceux qui  ne peuvent pas ou ne veulent affronter la réalité et  vont en rajouter en prétendant qu’ils sont victime d’une injustice, qu’ils n’ont jamais semé et arrosé la mauvaise herbe qui polluent leur jardin intérieur … des enfants qui se seraient semés et arrosés tout seul  ? euh …Certains héritages sont vraiment lourds à porter .



mère poule …
9 mai, 2011, 15:49
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Mission accomplie, les deux ont un logement . Comme d’habitude j’ai été la seule à m’en faire, pourquoi je m’en fais autant ? pourquoi ne suis-je pas comme leur père d’un flegme déroutant et comme tous les deux, confiants en les ressources de leurs parents ? Un fait est, le hasard…la chance, l’opportunité ont encore joué en notre faveur, comme souvent .  Je me dis à chaque fois mais comment feraient ils si nous n’étions pas là ? je sais qu’ils « feraient », mais la question que je me pose est « comment » ? et puis je me dis également, qu’il serait bien temps qu’ils se débrouillent seuls, qu’ils se frottent aux difficultés et y trouvent eux même des solutions . Mais je ne vais pas au bout de mes résolutions et j’ai du mal à les laisser se débattre quand je peux les aider . A tort ou à raison, peu importe, je continue à me comporter vis-à-vis de mes enfants, comme je le sens et je n’ai pas le sentiment que ça ait si mal fonctionné jusqu’à présent . Junior préfère se passer de nos services pour son déménagement et mettre les copains à contribution , okay, okay , suis dure à la détente mais parfois aussi  j’entends  ! …



Entre deux valises
1 mai, 2011, 17:46
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A peine de retour je me demande où sont passées les vacances . En 10 jours j’ai vu défiler des appartements, des agences immobilières, des centaines de km d’autoroute, le soleil, des orages, la mer, mon père …

De retour, premier bilan positif  puisque nous avons décroché la lune pour notre fille ou plutôt l’appart de ses rêves, en un coup de cœur, l’alignement de quelques chèques et une tonne de paperasse .

Mon père a pris plaisir à retrouver la mer sous le soleil et envisage d’y retourner avec des amis avant l’été, Je suis ravie qu’il  ait  envie de profiter à nouveau de cette maison qui est aussi la sienne et recommence à y passer de bons moments . 

A peine rentrée, et le temps d’ assurer mes séances, je suis à nouveau sur le départ, destination Lyon cette fois-ci, pour un nouveau circuit dans les agences immobilières en compagnie de Junior, avec pour objectif …dégoter l’appart de ses rêves .  Dieu merci je n’ai que deux enfants !

Et puis pendant que nous sommes dans les déménagements, je suis en discussion pour la colocation d’un cabinet en ville, un projet qui s’il aboutit devrait me changer la vie .



Quel(le) ami(e) êtes vous ?
17 avril, 2011, 14:26
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Quel(le) ami(e) êtes-vous ?

Bon d’accord je commence, mais après c’est à vous de me dire, le sujet m’intéresse .

Je suis …

L’amie confidente : celle qui écoute en toutes circonstances et sait garder les secrets

L’amie un peu chiante : qui ne peut pas s’empêcher de lâcher un  avis ou un conseil même si on ne lui a rien demandé . Je ne travaille pas quand j’écoute parler une amie, alors j’ai des droits d’amie, non ? …

Je ne suis pas langue de bois non plus, si quelque chose me déplait , je le dis sans prendre de gants , je ne suis pas psy avec tout le monde 24/24, toute l’année, par contre s’ils ne comprennent pas et continuent à me blesser, je vais me fermer comme une huitre et  m’éloigner . Personne n’est parfait !…

Je ne suis pas jalouse de mes amis et de ce qui peut leur arriver d’heureux, au contraire je m’en réjouis, parce que je ne me sens pas en compétition avec eux, présente dans les bons moments comme dans les mauvais.

je suis souvent dans l’évitement des situations conflictuelles, même si je n’hésite pas à donner mon avis en rajoutant mon grain de sel, une discussion animée ne nuit pas aux relations, au contraire elle est la preuve que chacun est libre de s’exprimer et je suis très conciliante en ce qui concerne les projets communs, le plus important pour moi étant d’être avec eux .

je leur fais confiance et ne doute pas de leur sincérité et de leur honnêteté à mon égard, quand ça arrive , je fonce comme un pitt-bull et ne lâche rien avant de trouver la raison de pardonner, il m’est arrivée de ne pas la trouver  mais là on ne peut plus parler d’amitié .



La limite des bornes …
13 avril, 2011, 15:30
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J’ai connu cette femme, je l’ai connu de l’intérieur . Une partie d’elle est restée ailleurs, au stade  ou l’on se moque de la morale et de l’autorité. Elle est restée prisonnière de la colère et de la douleur née d’une adolescence brisée , d’où son attrait pour les gouts amers ou mauvais gout et les vies cassées.

Si je suis capable de parler d’elle aujourd’hui avec cette tranquillité, c’est que aidée par le temps qui passe, je commencer à comprendre et à me sentir plus libre de …penser .

L’exhibitionnisme dans un show permanent est un spectacle  séduisant vu de l’extérieur et à condition  d’accepter sans piper son rôle de faire valoir, dans un tableau crée sur mesure pour une seule vedette .

Il faut néanmoins reconnaître à l’artiste un vrai talent de séduction à la hauteur d’étonnantes facilités de nuisance et je sais de quoi je parle, pour l’avoir comme je l’ai déjà dit, vécu de l’intérieur alors que nous  œuvrions ensemble à l’unisson des battements de cœur, et souvent dans l’opposition des valeurs, en nous rendant conjointement responsables de faits et actions, issus du pire comme du meilleur, dont je garde un sentiment mitigé .

Cette femme est l’égérie de l’immoralité, guidée par une seule loi : la loi que lui dicte son cœur, ce qui la rend aussi sympathique qu’elle est pernicieuse .

Et quand je parle d’immoralité, je ne pense pas au droit de chacun d’organiser comme il l’entend sa vie privée, mais de cette absence de conscience qui régit les règles de la vie sociale dans le respect d’autrui .  

Alors non coupable de ses actes ? non loin de ça,  mais plutôt irresponsable, inconsciente  pathologique, de l’absence des  limites, dans le monde qu’elle s’est construit sur mesure et sur lequel elle règne en amazone absolue ou réplique d’un Robin des bois en mini jupe, selon son humeur .

Je lui ai prêté des intentions de malveillances, j’en viens à me demander si elle est seulement consciente de l’influence destructrice de son rayonnement sur tous ceux qu’elle entraine dans son sillon ?

Il existe des débordements de pensées, langage et comportements qui, alliés à des métiers à risque donnent le frisson . Je viens d’avoir vent d’un de ses nouveaux plans, je me demande jusqu’où elle va aller  …



Ah il est raide le chemin de démarrage dans la vie active …
6 avril, 2011, 16:43
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Comme s’il n’était pas suffisant d’avoir à se battre pour trouver son premier emploi, le combat continue pour trouver un logement !

Hier devait être une belle journée pour ma Grande, remplie du plaisir de trouver un logement, l’étape suivante après la transformation d’une période d’essai en un CDI  bien mérité et pousser la porte d’une agence immobilière munie de ce sésame et de garants solvables, pour demander à visiter l’appart idéal repéré dans la vitrine …une démarche banale aux risques calculés .

- imagine qu’ils n’ont même pas voulu me le faire visiter en raison de mes revenus qu’ils ont jugé insuffisants et ils m’ont dit que ce serait partout pareil, qu’avec mon salaire de 1300 euros je ne pourrai jamais accéder à des loyers au dessus de 400 euros, soit l’équivalent d’un studio dans une résidence étudiant ou d’un logement dans un quartier sensible .

Mais qu’ont-ils dans la tête ces propriétaires qui exigent des salaires de cadre moyen pour louer un T1 dans un quartier tranquille ? Elle était déçue et en colère, avec des larmes dans la voix et je n’ai pas compris sur le moment la raison de cette émotion . Quelle importance si ces crétins ne voulaient pas accéder à sa demande en état, on contournerait l’obstacle et voilà tout !  mais rien n’y faisait et  je n’ai pas saisi  le sens de sa déception avant d’évoquer le sujet avec une amie …

C’est quoi ce monde  ou le fait de travailler ne répond plus à la notion de gagner sa vie ?…

Ah il est raide le chemin de démarrage dans la vie active  



Vertige …
2 avril, 2011, 17:08
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Les pensées s’entrechoquent et se bousculent au portillon sans trouver d’issue de raison, petites et plus grandes préoccupations avec en  lame de fond  la question : A quoi bon ?  certes le climat du moment est anxiogène de près comme de loin et comment aller bien, quand tant de choses autours de soi ne vont pas ? Alors comment résister à la déferlante ? où trouver l’énergie de lutter contre la vague de découragement qui submerge quand on se sent impuissant ? En réduisant son champ d’horizon ? en revenant à la mesure de ce que l’on est vraiment : infiniment petit dans l’infiniment grand, en balayant d’abord devant sa porte et en continuant à progresser même s’il n’y a que soi pour s’en rendre compte .


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