Coeur de livre, coeur d’auteur…
4 juin, 2010, 10:35
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Humeurs

C’est ingrat un livre .
A peine terminé son écriture , il a cessé de vous appartenir. Il part vivre sa vie et tel l’enfant prodigue,vous n’aurez,alors de cesse, de craindre pour son devenir. Votre « rejeton »ignore tout de la vie,des pièges à éviter,des mauvaises rencontres,du sort qui va lui être infligé . On lui a fait croire durant toute la période de sa gestation,qu’il était le meilleur,qu’il était sans doute promu à un bel avenir et du jour au lendemain,avant que vous ayez eu le temps de le préparer à l’hypothèse d’une désillusion,pfutt , déjà il est ailleurs… Il ne sait pas qu’au mieux il sera critiqué,modifié,transformé ; qu’il risque de subir des interventions douloureuses,jusqu’à l’amputation de cette partie de lui qui constituait toute son originalité. Il ne sait rien . Il est encore un bébé. Trop pressé de bruler les étapes pour tenir ses promesses et briguer l‘engouement d’un public auquel il se croit destiné. La meilleure façon de le protéger, est probablement de l’enfermer…dans un tiroir ou votre mémoire,mais il n’y survivrait pas et vous non plus . La réalité est ainsi , la vocation d’un livre est de vivre sa vie. Et sans doute vaut-il mieux ne pas trop réfléchir. Quand il est trop tard ,il est trop tard.
Vous avez fait de votre mieux , pour qu’il soit bien bâti,qu’il constitue un ensemble cohérent,entre force tendresse et humour .Vous avez sans doute donné le meilleur de vous même,alors il ne reste qu’une chose à faire , le l-â-c-h-e-r !
Retour aux sources …
3 juin, 2010, 19:46
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Humeurs

L’écriture c’est comme la musique,rythme, cadence et harmonie …l’écriture c’est comme la musique, il faut avoir l’esprit libre pour l’écouter …
parce qu’on le vaut bien !
3 juin, 2010, 14:51
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Humeurs

Ce midi seule à manger j’aurais pu me contenter d’un sachet de nouilles choinoises comme je le fais dans ces cas là,mais que nenni,ce midi et rien que pour moa,en un quart d’heure chrono… me suis concoctée un festin ! parce que …je le vaux bien ! parce que depuis quelqu’un* je voulais dire quelque temps, mon corps rappelle à ma tête que nous ne faisons qu’un, mon corps souhaiterait que je prenne un peu plus soin de mon mental et…il geint et se plaint . Mauvais sommeil,vertiges,maux de tête,hypertension, boulimie …stoooooooooop, ça suffit ! Alors là j’ai fait un carton de ma pause de midi …crevettes sautés à l’ail et persil, riz complet,filet d’huile d’olives et cerises cueillies sur l’arbre …, repas pris au calme,à l’abri du vent,à l’ombre sur ma terrasse, suivie d’une pause hamac,elle est pas belle la vie ? Allez le devoir m’appelle,j’y retourne … et n’oubliez pas,on est jamais mieux servi que par soi même, prenez soin de vous !
* j’adore ce genre de message qui se glisse malgré soi , pour attirer l’attention sur un autre chose,ailleurs…
Effluve de savon…
26 mai, 2010, 10:33
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Les cités…un alignement de petites maisons ouvrières,réparties en étoile autours d’une place vide mais bien entretenue . Trois pièces sans chauffage,ni salle de bains,un bout de terrain , les wc dehors dans un coin et le face à face avec les voisins . Mon père a grandi dans cette maison et ma grand-mère l’habite seule,assise à coté du poêle à charbon, ou derrière la fenêtre, le rideau entr’ouvert sur la vie des voisins … ou se déroule un rituel fascinant: l’heure du bain pour la petite dernière,à peine plus jeune que moi,la grande lessiveuse remplie d’eau fumante,la course poursuite, les cris et le corps d’un petit démon maitrisé,plongé dans l’eau, maintenu d’une main ferme et savonné sans ménagement,briqué,lustré comme un sou neuf, la mousse dans les yeux, dans les oreilles,dans le nez,l’odeur du savon de Marseille avant un rinçage à grandes eaux et un séchage énergique . Nous avons une baignoire à la maison, une serviette tiède qui attend sur le radiateur,une savonnette bébé cadum …Le temps ici passe lentement,comme coupé de tout, égrainé par le tic tac bruyant de l’horloge dont le gong marque inlassablement,quart d’heure,demie heure et heure entière jusqu’à la fin du jour,du repas coquillettes-jambon,de la partie de petits chevaux en attendant que la brique rougisse dans le four avant d’être glissée sous la couette ou elle va réchauffer les draps rêches et glacés en marquant l’heure du coucher. Même si la tendresse coule à flots, c’est un déracinement …
Jolis coquelicots …
22 mai, 2010, 16:02
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l’éphémère…

Il arrive que nous soyons mal lunés , tout psy que nous sommes, à moins que cette mauvaise humeur ne soit celle du patient …et puis il arrive que d’une situation « bloquée » jaillisse l’étincelle dans la tête du psy comme dans celle du patient …pour illustration, un texte du journal de ma propre analyse.
D’elle ou de moi, laquelle des deux était la moins bien lunée ? Ce matin , j’ai payé juste pour la voir et m’entendre parler et quand elle m’a demandé sur un ton légèrement impatienté, ce que je voulais dire aujourd’hui? j’ai réalisé et je me suis bloquée.Ce matin je n’avais rien à dire , j’ai juste échappé le mot de trop, qu’elle s’est empressée de relever, pour clôturer la séance … « ce que j’aime dans l’écriture c’est le fugace, l’éphémère plaisir de l’acte d’écrire » , l ’éphémère … ‘l’effet mère’ Je me suis rebiffée « non vous n’allez pas me laisser avec ça, toute la semaine » , elle a haussé les épaules , «hé ! …c’est vous» . Quoi , moi ?…J’ai commencé la séance, en officialisant par sa présence, la signature d’un traité de paix entre ma mère et moi .Le résultat d’un travail de deux années avant d’admettre l’inéluctable , rien ne pourra m’empêcher de continuer à aimer ma mère pour ce qu’elle a été, ni ce que j’aurais aimé qu’elle soit , ni ce que j’ai cru qu’elle était … elle a été et demeurera MA MERE avec cette sensation forte et émouvante d’imprenable. Je la termine , sur une vague sensation d’inachevé . Comme tous ces romans commencés et abandonnés,ces pages d’écritures laissées en suspens,ces mots mal considérés,gaspillés … ‘l’effet mère’ , traiter ce que l’on aime, se traiter mal , comme on l’a été … s’auto censurer .. se punir,s’interdire la satisfaction du plaisir de l’abouti,justifier par cette frustration,que l’on ne vaut pas mieux que ce trop peu, qui vous a été accordé …
j’ai peu de temps après, bouclé l’écriture d’un premier livre.
En même temps …
6 mai, 2010, 13:34
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Humeurs
A 18 et 21 ans, penser : projet d’orientation et avenir,relève plus d’un sujet de dissert. que d’une réalité .
En même temps,qu’en est il d’autre à 30,40 …50 ans,avant que ne surgisse la conscience que son avenir est déjà plus derrière que devant.
Quelle prouesse d’imagination que cette projection dans l’extrapolation de son devenir … Mes enfants eux,se projettent …au présent,vaste sujet de préocupation lorsque l’on est parent.
En même temps,qu’en est-il de pour la majorité d’entre nous de ces vastes projets d’enfant, qui tenaient dans la phrase : quand je serai grand ?
Pour ma fille , le chemin a semblé longtemps tout tracé,elle serait infirmière et ce fut sans discussion de 5 à 15 ans,jusqu’au décés de sa grand-mère que la maladie a accompagné toute ses premières années et un reportage télévisé sur les différents apects d’un métier dont en fait elle n’avait aucune idée . Juste à temps avant le premier cap d’orientation de fin de 3ème,une année pour souffler,se recentrer et décider d’une nouvelle orientation : ce sera …l’informatique. mais c’est bien sur ! quelle évidence ! quand on a grandi dans un environnement ou l’ordinateur a remplacé la télévision et que le plus grand jeu est de bidouiller dans les entrailles du monstre sacré !
Pour elle au moins, c’est fait ! enfin,pour le moment …
En ce qui concerne Junior…ah ben alors là, nous sommes en plein dedans … du : je n’ai que 18 ans et tellement d’envies qu’en même temps je ne sais pas trop par laquelle commencer et encore moins dans une quelconque perspective d’aboutissement …
C’est perturbant pour des parents …
En même temps , qu’en est il des gènes et des exemples que nous lui avons transmis ? nous ses parents dont les péripéties n’ont pas réussi à calmer la curiosité ? et pour qui la ligne droite n’a vaiment pas été le plus court chemin vers les points que nous avons atteint …
On verra bien , hein ? avec le temps .
Libre association…

Passer sans transition du coq à l’âne dans la vie courante et un exercice facile, alors que s’adonner à la même activité entre 4′ yeux ou les deux oreilles de son psy devient stratégique .
La différence se trouve dans la qualité d’écoute.
Dans le premier cas on se sait à peine entendu , dans le second on se sait écouté et ça suffit à enclencher une guerre dont on devient à la fois instigateur et protagoniste.
Bloqué par ses propres résistances…les barrières de protection du territoire protégé de l’inconscient qui s’érigent au premier signe d’intrusion .
On se cramponne à ses protections,comme un nourrisson au mamelon,question de survie au delà de toute raison,la force de l’imagination capable d’ébranler les fondations en faussant ses propres perceptions .
Libre association… l’impertinence du retranché à s’exprimer sans autre forme de permission… le coté pile qui vous saute à la face, pour une confrontation ou les deux doivent sortir gagnants afin de ne former qu’un, dans la victoire de l’acquis sur le demeurant,l’ultime signe de rébellion de l’avancé …à reculons.
Marabout…bout de ficelle…selle de cheval…cheval de course …course à pieds…
Alice miller

Alice Miller, chercheuse en psychologie de l’enfant, est décédée à l’âge de 87 ans le 14 Avril dernier. Docteur en philosophie et psychologie (université de Zürich 1953), elle a pratiqué la psychanalyse pendant 20 ans puis s’en est détournée pour désaccord avec les thèses fondatrices pour se consacrer entièrement à ses recherches sur l’enfance. L’importance de ses découvertes lui a valu une reconnaissance internationale…
…Tous ceux et celles qui ont lu ses livres, depuis Le Drame de l’enfant doué à Ta vie sauvée enfin, en ont eu leur vie profondément transformée. Lire Alice Miller, c’est se recentrer sur soi-même, sur l’enfant qu’on a été. C’est, quoi qu’il ait pu subir de dégradant et de mutilant, reprendre contact avec l’innocence de cet enfant. C’est, balayant tous les jugements qu’on a pu porter sur les enfants, leur « folie », leur « péché originel », leur « bestialité innée », les « pulsions » dont la culture du mépris de l’enfant les a affublés, oser dire totalement innocent l’enfant que nous avons été. Personne avant Alice Miller n’avait été aussi radical.
http://www.alice-miller.com/courrier_fr.php
Aujourd’hui 1er Mai …
1 mai, 2010, 16:32
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Humeurs

Quand on se réveille avec mal au crane et que l’on ouvre un œil sur un ciel gris et chargé,à quoi bon lutter contre les signes anonciateurs d’une mauvaise journée ? mieux vaut rester couchée,surtout un jour férié,fête du travail qui plus est .
Je me suis levée et j’ai pris un thé avec deux comprimés .
Là …j’aurais dû suivre l’exemple de mon chat qui entre deux croquettes retourne se coucher .
Je suis restée debout et j’ai allumé mon PC.
Là…j’aurais dû m’écouter et me dire que l’on n’ouvre pas sa boite mail un 1er Mai,un jour normallement chomé .
Y’a pas de jours chomés pour les psys…y’en a pas non plus pour tous ceux qui ne vont pas bien et comptent sur eux pour les aider.
Je m’en suis pris plein les oreilles ce matin par une patiente qui ne va pas bien et m’a trouvée pour se déverser . Le pire est que je suis bien sure qu’elle ne va pas mieux et mon mal de tête lui a empiré .
Là…j’aurais vraiment dû réaliser que ce n’était pas la journée pour les prises de têtes,qu’il valait mieux que je m’oxygène,en allant traquer le muguet par exemple.
Au lieu de ça, j’ai laissé trainer une oreille au mauvais moment, juste celui ou ma grande à peine rentrée pour le we,commençait à exposer ses motivations pour jouer les prolongations dans ses études…
Bref y’a des jours …Enfin depuis, j’ai reçu de touchants vœux de bonheur accompagnés de photos d’un petit bonhomme auquel je pense souvent et deux brins de muguets en vrai et bonne nouvelle, mon mal de tête s’est envolé !