La psychanalyse …c’est aller à sa rencontre, faire connaissance et sympathiser …
Ce n’est pas rien à réaliser , un regard de soi à soi, de soi à l’autre qui peut tout changer et ce, je dirais, presque, malgré soi …
« Parce que je le vaux bien !… » Euréka , c’est cela qu’il fallait trouver .
Cela ne résout pas tous les conflits et n’épargnent pas tous les soucis, n’effacent pas toutes les difficultés que l’on rencontre dans une vie, mais de comprendre par quoi l’on est gouverné aide à lutter contre la fatalité,à éviter quelques coups ou à en limiter la portée. Gérer ses manques, ses excès et composer avec ses névroses…ne plus se battre contre, mais avec, est beaucoup moins fatigant .
Les mots, les mots , les mots tout le temps …la raison qui cherche à dominer le message des émotions .
Comme je m’interrogeais sur les motivations d’écrire dans un blog , en suivant google futé, le raccourci du web, j’ai tapé : Pourquoi un blog ? et suis directement tombée sur ceci :
« Le Blog, peut être un alternative entre écrier un livre, ou écrire un journal intime juste pour soi… »
… tombée sur cette petite annonce ce matin,si des fois vous connaissiez quelqu’un que ça intéresse :
Cadre Jonconde
45 €
Vends très beau cadre vitré imitation de la Jonconde , neuf , je le vends car en fait , il ne convient pas avec mon intérieur , largeur 58cm / longueur 78cm .
Contacter uniquement par tel , merci .
Ah ! voilà une journée qui commence bien,vous ne trouvez pas ? allez, travaillez bien !
Envie de vous faire partager l’émotion que dégage cette vidéo que je viens de recevoir . Elle montre la gagnate du concours « Ukraine’s Got Talent ». Kseniya Simonova, 24 ans, dessinant une série de scènes sur une table de sable lumineux montrant comment mes gens ordinaires ont été touchés par l’invasion allemande pendant la seconde guerre mondiale. Un talent captivant …
Elle commence par créer une scène montrant un couple assis se tenant les mains sur un banc, sous un ciel étoilé, mais des appareils de combat viennent oblitérer cette scène heureuse.
La scène est remplacée par un visage de femme en pleurs, mais alors un bébé arrive et la femme sourit à nouveau. Une fois de plus la guerre est de retour; Miss Simonova jette du sable et le visage d’une jeune femme apparaît dans le chaos.
Elle devient rapidement une veuve âgée, le visage ridé et triste, avant que l’image se transforme en un monument au soldat Cette scène de plein air devient encadrée par une fenêtre, comme si le spectateur observe sur le monument de l’intérieur d’une maison.
Dans la scène finale, une mère et l’enfant apparaissent à l’intérieur et un homme debout à l’extérieur, les mains pressées contre la vitre, en disant au revoir.
The Great Patriotic War comme on l’appelle en Ukraine, a engouffré près du quart de la population avec huit à 11 millions de morts sur une population de 42 millions.
j’ai retrouvé ce texte qui remonte à plusieurs années, même s’il n’est plus d’actualité , ce qu’il exprime est toujours là en fond de tête, inscrit dans ma forme de pensée.
J’ai mis une croix sur mon enfance et depuis je la porte … Je suis née , il y a un peu près… un an . Un jour où j’ai croisé mon image dans la glace ,que je me suis reconnue et me suis sourie . Depuis, je ne me quitte plus , comme lorsque l’on a retrouvé un ami que l’on croyait disparu . Il m’est arrivée la même chose avec l’écriture , le dessin, la peinture , la photo, la sculpture …des années à chercher ,ce en quoi , je me reconnaissais , pour enfin le trouver dans la multitude et la diversité . Je suis pluriel , quelle singularité ! Différente… il est temps de l’accepter . J’ai laissé mes premières années quelque part loin …et le peu qu’il m’en reste j’aurais sans doute mieux fait de l’oublier . Mais ce n’est pas comme cela qu’il en a été décidé. Pour être soi , il faut être entier de la tête… aux pieds . Pour être soi , il ne faut pas chercher ailleurs ce que l’on a sous le nez, il faut apprendre à fusionner l’acquis à l’inné … sans rien renier et apprendre à s’aimer, ainsi fait . Des années à se fuir ou se chercher , à préférer le mensonge à la réalité , à se cogner et à pleurer , le tribu à payer pour alléger le poids de la croix , jusqu’à presque l’oublier .
Le capital de départ identique pour chacun de nous est le capital temps d’une journée. En effet, chaque jour, pour chaque individu, quelque soit sa localisation géographique ou la répartition jour-nuit, s’écoule sur 24 heures , soit 1440 minutes ou encore 8640 secondes exonérées d’impôts … whaou quelle abondance ! mais aussi quelle disparité de comportements face à cette égalité temps et tant … entre ceux pour qui le temps ne passe pas et ceux qui ne le voient pas passer, ceux quil’utilisentavec parcimonie , ceux qui le gaspillent ou ceux qui n’en n’ont pas conscience.
Et cette réflexion… « pas le temps !… »comment ça , pas le temps ? 24 heures …1440mn …8640 s !
Capital identique pour chacun, à répartir comme il l’entend, selon ses priorités ? ses obligations ? qualités d’organisation ?
Pourquoi les journées trop courtes pour certains et pour les autres interminables ?après quoi courent-ils donc les premiers ? ou devant quoi fuient-ils ? qu’attendent les seconds ?
Les uns et les autres ont-ils conscience du trésor qu’ils détiennent et du privilège de pouvoir en jouir de tant de façons ? …Prendre son temps en profiter… un choix de vie , comme cumuler les activités ou laisser filer les heures entre le lever et le coucher, juste essayer de le faire en pleine conscience sans se laisser dépouiller .
Nous ne nous sommes jamais vus,en effet plus de 7000 km nous séparent et 5 heures de décalages horaires . Nous communiquons via internet . Ensemble nous avons essuyé de violentes tempêtes, suivies de périodes avec accalmies, jusqu’au temps stabilisé de ces dernières semaines .
Ce patient ne le sait pas encore, mais il s’éloigne sur la pointe des pieds, il est entrain de prendre congé . Il a fini par atteindre des rives plus calmes, il réalise le chemin parcouru et déborde de projets. Un chemin de deuil et de regrets, de douleurs qui s’atténuent. Son meilleur allié,c’est lui et il est entrain de le réaliser.
Je me suis posée la question de savoir à quels signes on sait qu’un patient en a terminé et de quelles façons on peut l’amener à finaliser ce moment. Une question qui fait partie de toutes celles que l’on se pose ‘avant’ et auxquelles la réponse s’impose d’elle même ‘pendant’ et ‘après’ .
L’avantage de l’analyste sur son analysant est que le chemin que découvre son patient, lui l’a déjà parcouru et analysé . Il le connait et le reconnaît tout au long du voyage qu’ils vont effectuer ensemble . Mais ça, ça ne s’apprend pas dans les livres …
La semaine dernière je reçois un mail sos auquel je m’empresse de répondre . La jeune femme qui me contacte a besoin de reprendre une thérapie tout de suite,sa psy a pris sa retraite voila quelques mois et personne ne lui convient pour la remplacer . Rien d’étonnant à cela, il est assez difficile de changer de psy dans ces circonstances,je sais ce qu’il en est,j’ai moi même très mal vécu une expérience identique. Nous convenons d’une date pour un entretien préliminaire avant démarrage d’une thérapie,entre le premier contact et le date du Rv,trois jours . Un premier entretien est un moment primordial dans une rencontre entre le patient et le thérapeute et pour moi un exercice difficile où me manque l’expérience . Ma formation ne m’a pas préparée à cette épreuve qui réclame des capacités que je ne possède pas forcément au naturel . Il faut être concis, précis, avenant. Capable de répondre à toutes les questions que l’on peut vous poser, autant que de trouver les bons moments pour obtenir à son tour les réponses qui permettent de cerner les besoins et les demandes du patient, un savant dosage entre écoute,temps de parole et qualités de synthèse et tout ça avec le sourire ou au moins maitrise . Il est très rare que je sois satisfaite d’un premier entretien . Celui ci se présentait assez bien, je me trouvais face à quelqu’un de motivé, dont les questions ne faisaient que me conforter dans le sentiment que nous étions sur la même longueur d’onde et capable de travailler ensemble . Puis d’un coup, le doute, je lui demande de préciser un point et elle m’avoue qu’elle est en fait déjà suivie par quelqu’un dont elle n’aime pas trop la façon de travailler,quand elle m’a contacté elle avait déjà sauté deux séances et le fait de prendre contact avec quelqu’un d’autre lui avait donné l’envie de se donner une dernière chance . Elle avait donc repris les séances la veille de notre entretien et se sentait soulagée . Pour elle la démarche avait été positive , elle lui avait surtout permis de réaliser qu’elle souhaitait poursuivre avec son thérapeute … Pourtant,quand au terme de l’entretien,elle m’a demandé si elle me devait quelque chose,j’ai répondu non rien jamais pour un entretien préliminaire … sans réaliser l’erreur que je venais de faire . Il ne s’agissait pas d’un entretien préliminaire, mais d’un entretien qui avait permis une prise de conscience importante à cette patiente . Un entretien qui méritait salaire …
Aujourd’hui j’emmène Junior passer le code . Toujours si sur de lui à la veille du moindre examen,cette fois je le sens fébrile . Réussir ou rater en une épreuve,ça il ne l’a jamais fait . J’ai passé le permis de conduire à 30 ans,dans une petite auto-école de campagne,la campagne ou je venais de m’installer dont il fallait bien que je puisse sortir quand je le voulais . Auparavant,je vivais en ville et je ne voyais pas de raison de m’encombrer d’une voiture et de tous les frais qui l’accompagnent . J’ai eu le code en une fois,la conduite en deux. La première fois j’avais grillé une priorité à droite,la deuxième fois j’ai démarré en seconde à un stop avec une telle maitrise que j’ai bien cru que l’inspecteur n’y avait vu que du feu . Que nenni …mais la maitrise à rattraper le coup . Le lendemain,j’ai mis les enfants dans la voiture,la grande avait trois ans,junior quelques mois et j’ai fêté ma nouvelle liberté en allant faire des courses au village d’à coté. J’ai garé ma voiture sur la place située en face de l’auto-école . Une m…de de place aux emplacements super rapprochés,quand je suis revenue,j’étais coincée ! et c’est en essayant de me dégager que j’ai embouti la voiture garée derrière moi. J’entends encore la réflexion du propriétaire de la voiture « - c’est pas vrai ça,vous l’avez eu ou votre permis ? dans une pochette surprise ? »En me retournant j’ai piqué un phare,je venais d’accrocher la voiture de mon moniteur d’auto école… je touche du bois,je n’ai jamais refroissé de tôle depuis … Bon ben Junior a raté son code , ils sont apparemment 3 à l’avoir eu sur 40 et il est très vexé …